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COLLECTION DE CASSETTES VIDÉO SUR LA GUITARE FLAMENCA.
Textes: Norberto Torres Cortés.
Traduction: Norberto Torres et Daniel Ploquin.
L´an 2000 a commencé son parcours par une réalité longuement désirée des guitaristes, amateurs de flamenco et mélomanes: l´édition en cassettes vidéo de la plupart des archives sur la guitare flamenca que possède la télévision espagnole. De 1964 avec Niño Ricardo, Ricardo Modrego et un tout jeune Paco de Lucia de 16 ans, jusqu´au très gitan Tomatito du disque La Leyenda Del Tiempo, en passant par Serranito, Manolo Sanlucar, Enrique de Melchor, Pepe Habichuela, Diego Carrasco, Paco Cepero, Andrés Batista, Pedro Bacán, Paco de Lucia et Camarón en 1972, les "tocaores" (joueurs de guitare flamenca) classiques Melchor de Marchena, Diego del Gastor, Manuel Morao, Pedro Peña, Felix de Utrera, Manolo el Sevillano... et Sabicas en direct lors de l´un de ses derniers concerts publics, nous avons 16 ans de guitare flamenca en images. 1964-1979, des années fabuleuses pour le flamenco pendant lesquelles cohabitaient tradition et une nouvelle génération, alors innovatrice et maintenant classique, qui était en train d´établir les bases du "toque" (jeu de guitare flamenca) d´aujourd´hui. Si on ajoute à cela les entretiens et commentaires de l´époque réalisés par les spécialistes José María Velazquez et Fernando Quiñones, on pourra mesurer l´ampleur du rêve que nous proposent.
Bien qu´en toute logique la plupart des images soient en noir et blanc et que le son n´ait pas la même qualité qu´aujourd´hui, je crois qu´au contraire il s´agit d´une valeur en plus: celle de l´authenticité d´une époque ou l´on ne pouvait même pas imaginer l´abominable "play-back".
CASSETTE Nº 1.
NIÑO RICARDO. PACO DE LUCIA: Poéme de la guitare du programme FLAMENCO. Anthologie du chant et de la danse andalous, avec "Sevilla es mi tierra" (soleá) par Manuel Serrapi Sanchez "Niño Ricardo" (Sevilla, 1904-1972), guajira flamenca par Paco de Lucia et Ricardo Modrego, images de Paco de Lucia jouant dans un salon de coiffure.
PACO DE LUCIA: Appartenant à la série Rites et Géographie du Chant, entretien avec Francisco Sanchez Gomez "Paco de Lucia" (Algeciras, 1947), taranta, bulerias où il accompagne son frère Pepe de Lucia, Camaron qui joue une buleria, Paco travaillant sa guitare, Ramon de Algeciras et Paco qui préparent une "falseta" (variation) de buleria, soleares, rumba avec Carlos Rebato (deuxième guitare).
PEPE MARTINEZ: entretien avec Jose Martinez Leon "Pepe Martinez" (Séville, 1923-1984), granaina, choro "Xodó Da Bahiana" du compositeur brésilien Dilermando Reis, en cours avec l´un de ses élèves, colombiana, zapateado, guajira en Ré majeur avec la sixième corde en Ré.
Commentaires: un enregistrement très émouvant de Ricardo qui joue des soleares et les premières images de Paco de Lucia à 16 ans préparant ses disques avec Ricardo Modrego avec qui il interprète une époustouflante guajira où l´on reconnait déjà une variation de sa fameuse "Guajira de Lucia". Des images extraites du programme Flamenco de la télévision espagnole enregistrées en 1964 avec l´assistance experte de Antonio Sanchez Pecino, père de Paco de Lucia. C´est peut-être pour cela que Paco a un rôle primordial dans toute la série (nous le voyons d´ailleurs ici vêtu curieusement en coiffeur dans un salon, travaillant des tarantos) et nous pensons que c´est sa guitare que l´on entend au générique de l´émission, ni plus ni moins qu´interprétant la toccata et fugue en Ré mineur BWV 565 de J.S. Bach.
Extrait de la série Rites et Geographie du chant enregistrée entre 1971 et 1973, nous penchons pour l´année 1972 comme date du programme consacré à Paco de Lucia. En effet, nous le voyons jouer des tarantas avec des variations ou "falsetas" de ses disques Fantasía (1969), La Fabulosa Guitarra (1967), un aperçu de Fuente y Caudal (1973) et d´autres inédites, dans la buleria il interprète des variations de "El Tempul", "Plazuela" et "Punta del Faro" accompagnant à un Pepe de Lucia plein de "duende" (sentiment flamenco), on le voit en pyjama chez lui travaillant avec Camaron qui joue un peu une buleria, préparer seul la taranta "Fuente y Caudal" et mettre au point une variation de buleria de l´un des premiers disques de Camaron. Les soleares "Cuando Canta el Gallo" et le zapateado "Percusión Flamenca" du disque El Duende de Paco de Lucia (1972) et une rumba entre la "Rumba Improvisada" du disque Recital (1971) et "Entre dos Aguas" de Fuente y Caudal (1973) (ce qui démonte la légende selon laquelle "Entre dos Aguas" aurait été un thème improvisé au moment de l´enregistrement et nous prouve que tout ce que Paco a enregistré est dû au résultat d´un processus antérieur de maturité longuement réfléchi) complètent le programme.
L´autre grande surprise de cette cassette nº 1 est de pouvoir écouter Pepe Martinez, un grand de la guitare flamenca de concert, dans le style de Ramon Montoya, aujourd´hui malheureusement peu connu. Les entretiens nous permettent en plus de mesurer son impact à Londres et son rôle primordial de diffuseur du flamenco au Royaume Uni. Un vrai plaisir pour les amateurs du style classique, ou Pepe Martinez "recuerda" (se souvient de) Sabicas dans la colombiana et la guajira en Ré majeur.
CASSETTE Nº 2.
MELCHOR DE MARCHENA: de Rites et Géographie du Chant, Melchor Jiménez Torres "Melchor de Marchena" (Marchena, 1907-Madrid, 1980) en famille à Marchena, seguiriya, entretien, taranta, accompagnant un fandango de Caracol et du Beni de Cadix, tanguillos de Cadix, son fils Enrique joue des soleares et Melchor termine avec un petit détail de soleares.
ENRIQUE DE MELCHOR: extrait du programme Flamenco en couleur présenté par Fernando Quiñones, Enrique Jimenez Ramirez "Enrique de Melchor" (Marchena, 1950) avec Luis (basse), Pedro (flute), Josele (deuxième guitare), Martin (bongos) interprètent colombianas, entretien, buleria en tonalité de taranto, rondeña. D´un programme plus ancien présenté aussi par M.Quiñones, il joue une farruca, taranto et buleria avec José Cobos et Paco Heredia (deuxième et troisième guitares), soleares, entretien, serrana, rondeña avec J. Cobos et P. Heredia.
Commentaires: des images historiques et très émouvantes du jeu et de la voix de Melchor de Marchena, l´un des grands de l´accompagnement, le préféré de la Niña de los Peines, Manolo Caracol, Antonio Mairena, etc... parmi les nombreux artistes qu´il a accompagnés. Deux programmes consacrés à son fils Enrique de Melchor complètent cette deuxième cassette, en registrés en 1974 et 1977 (en couleur): il s´agit de son début comme concertiste et nous le voyons jouer plusieurs thèmes de son premier disque solo La Guitarra Flamenca de Enrique de Melchor (1977).
CASSETTE Nº 3.
PACO CEPERO: présenté par F. Quiñones, Francisco Lpez Cepero Garcia "Paco Cepero" (Jerez, 1932) interprète "Gaditana" (jaleo) avec la Polilla de Madrid, Lolita Baena et Carmen Heredia (palmas), entretien, taranta et taranto, tientos et tangos, farruca, "Amuleto" (rumba), bulerias.
DIEGO CARRASCO: extrait du programme Flamenco en couleur présenté par F.Quiñones, Diego Carrasco Fernandez "Diego Carrasco el Tate" (Jerez, 1954) acompagné par Luis (guitare ovation), Miguel Angel (basse), Pedro (flûte), Tito et Rafa (guitares flamencas), Pedro (bongos) jouent "Luz de Farolas" (bulerias), entretien, Diego chante et joue des bulerias, le groupe de nouveau buleria du 7ème.
ANDRÉS BATISTA: présenté par F.Quiñones, entretien avec Paco Vallecillo, avec Andrés Batista (Barcelone, 1937) sur le flamenco en Catalogne, granaina, guajira, bulerias, danse arabe, fandangos, zapateado.
Commentaires: en même temps que le début d´ Enrique de Melchor, celui de Paco Cepero comme soliste oú on le voit jouer plusieurs solos de ce qui sera son premier et unique disque de guitare: Amuleto (1977). L´actif guitariste et chanteur Diego Carrasco nous propose déjà fin des années 70 sa nouvelle lecture de la buleria de son quartier Santiago de Jerez, oú l´on reconnait l´ influence du groupe Return to Forever de Chick Corea et certaine couleur orientale qui nous rappelle ce que fait aujourd´hui Radio Tarifa, et même "Reino de Silia" de Vicente Amigo dans le refrain de la "buleria du 7ème" qui fut le thème choisi pour le générique du programme Flamenco présenté par Fernando Quiñones.
Le "tocaor" (joueur de guitare flamenca) gitan catalan Andrés Batista nous donne de précieuses informations sur le bouillon de culture autour du flamenco en Catalogne dans les années 70 (et qui explique en partie le boom actuel du flamenco autour de Barcelone) et joue six solos classiques avec une technique moderne.
CASSETTE Nº 4.
PEPE HABICHUELA: présenté par F.Quiñones, José Antonio Carmona Carmona "Pepe Habichuela" (Grenade, 1944) interprète des soleares, entretien, alegrias en miM, taranto, seguiriya, tangos avec Carlos Carmona "Habichuela" et Benjamin Santiago (guitares). De Flamenco (en couleur) nous avons bulerias avec Juan Habichuela "hijo" (guitare), jaleo en tonalité de minera avec Juan Habichuela "hijo" (guit.), Guadiana, Chocolatillo, Angel (palmas).
VICTOR MONGE "SERRANITO": présenté par F.Quiñones, Victor Monge Serrano "Serranito" (Madrid, 1942) dans une taranta, soleares, entretien, Thèmes Populaires et zapateado avec Alejandro Winia et Manolo Sison (guitares).
Commentaires: un Pepe Habichuela en noir et blanc au début de sa carri ère soliste début années 70, avec des "toques" encore sous l´influence de son frère Juan, Sabicas et Paco de Lucia, bien que sa personnalité émerge (surtout dans les soleares), et un Pepe Habichuela en couleur fin années 70 avec une personnalité mûrie et définie, jouant plusieurs solos de son premier disque A Mandeli (1983) et du disque Despegando qu´il enregistra en 1977 avec Enrique Morente. La deuxième guitare est celle de son neveu, alors connu artistiquement comme Juan Habichuela "hijo", plus tard Juan Carmona "El Camborio", et aujourd´hui la tête pensante du groupe Ketama.
Des images fascinantes de l´extraordinaire Serranito, "guitariste pour les guitaristes" en plein déploiement de sa virtuosité, complètent la cassette: taranta et soleares en solo, "Thèmes Populaires" qui ne sont autre chose que la chanson populaire la Tarara jouée ici sur un rythme de tientos en tonalité de Mi mineur et son célèbre zapateado "Punta y Tacón" à trois guitares.
CASSETTES Nº 5.
DIEGO DEL GASTOR: extrait de la série Rites et Géographie du Chant, Diego Flores Amaya "Diego del Gastor" (Arriate (Malaga) 1908, Moron de la Frontera (Séville) 1973) dans des alegrias, entretien, seguiriya, accompagnant "por buleria" une alborea chant ée par son cousin Joselero, soleares.
TOMATITO: du programme Flamenco en couleur présenté par F.Quiñones, José Fernandez Torres "Tomatito" (Almeria, 1958) avec Jorge Pardo (flûte), Carlos Benavent (basse), Juan Habichuela "hijo" (guit.), Rubén Dantas (cajon), Romerito de Algeciras, Guadiana, José Soto "Sordera", Tino de Madrid (palmas) jouent des bulerias, entretien, buleria "Tamara" en tonalité de taranto, tangos.
MORCEAUX CHOISIS (1) AVEC MANUEL MORAO, PEDRO BACAN, PACO DE LUCIA, MANOLO SANLUCAR: entretien avec Rafael del Aguila (Jerez, 1900-1976), Manuel Moreno Jimenez "Manuel Morao" (Jerez, 1929) "por soleares", Pedro Peña Fernandez "Pedro Bacan" (Lebrija, 1939-1997) "por taranta", Paco de Lucia "por bulerias", entretien avec le chanteur Juan Peña " celui de Lebrija", Manuel Muñoz Alcon "Manolo Sanlucar" (Sanlucar de Barrameda, 1945) "por seguiriya".
Commentaires: de nouveau des images très émouvantes du légendaire Diego del Gastor peu avant sa mort, se promenant à Moron, réuni avec ses amis, discutant du flamenco et de la guitare et jouant en soliste des alegrias, seguiriyas, soleares et accompagnant son cousin Joselero en rythme de buleria, de façon magistrale et pleine de "duende" (sentiment flamenco), digne de sa légende.
Tomatito venant juste de finir d´enregistrer La Leyenda del Tiempo (1979) avec Camaron, interprète plusieurs solos rythmiques avec la rage de son expression gitane qui lui confère une partie de sa personnalité, accompagné par le futur sextet de Paco de Lucia, la deuxième guitare du membre de Ketama Juan Carmona et les "palmas" (claquements flamencos de mains) des non moins célèbres aujourd´hui Guadiana, José Soto "Sorderita" (appelé artistiquement à l´époque Sotito de Jerez) et Tino.Un entretien avec le disciple de Javier Molina et maître de la génération actuelle de "tocaores" de Jerez Rafael del Aguila, Manuel Morao illustrant l´expression primitive de ce jeu caractéristique de Jerez, un jeune Pedro Bacan interprétant avec virtuosité l´une de ses premières tarantas, Paco de Lucia dans une buleria, accompagné en r éunion flamenca par les "nudillos" (os de la main) de Camaron, Paco Cepero et le Turronero, Juan Peña "celui de Lebrija" alors une jeune promesse du chant classique qui nous donne son avis sur la guitare flamenca au début des années 70, Manolo Sanlucar qui joue sa seguiriya "Elégie pour le Niño Ricardo", vieux maître qui venait de mourrir au moment de l´enregistrement (1972) et que Sanlucar enregistrera la même année dans le volume II de sa série de trois 33 tours Monde et formes de la Guitare Flamenca, font partie de morceaux choisis qui illustrent parfaitement le moment que vit la guitare flamenca au début des années 70, avec la présence simultanée du jeu traditionnel et du jeu moderne qui est en train de prendre forme.
CASSETTE Nº6.
MORCEAUX CHOISIS (2) AVEC MANUEL MORAO, MELCHOR DE MARCHENA, PEDRO PEÑA, PACO DE LUCIA, DIEGO DEL GASTOR: extrait de la série Rites et Géographie du Chant, Manuel Morao joue une seguiriya, Melchor de Marchena un taranto, entretien avec Pedro Peña qui chante et joue des soleares, Paco de Lucia une rondeña, Diego del Gastor des bulerias.
MORCEAUX CHOISIS (3) AVEC FELIX D´UTRERA, LES FRÈRES CONDE, M. MORAO, MANOLO SEVILLANO: du programme FLAMENCO. Anthologie du chant et danse andalous, Felix d´Utrera joue des tientos, commentaires sur la construction de la guitare flamenca en voyant l´atelier et les luthiers Hermanos Conde, Manuel Morao dans une seguiriya, le Calderas de Salamanque (chant) et Manolo Sevillano (guitare) "por peteneras", Juan Cantero (chant), Matilde España (danse) et Manolo Sevillano (guitare) "por tangos".
SABICAS: hommage à Sabicas juste après sa mort en 1990 avec un reportage sur sa ville, Pampelune, son enterrement, Sabicas qui joue des alegrias en La majeur et "Thèmes du Peuple", la Niña de la Puebla, Pepe Montoya "Montoyita" et Laura Toledo évoquent Sabicas, qui interprète ensuite "La Cumparsita" et une granaina.
Commentaires: les premiers morceaux choisis complètent la cassette 5 avec différents "toques" traditionnels et des solos des innovateurs de l´époque, avec un curieux reportage sur Pedro Peña Fernandez "Pedro Peña" (Lebrija, 1939), père du pianiste Dorantes, frère du chanteur Juan Peña "celui de Lebrija" et cousin de Pedro Bacan,où il réalise l´exploit de chanter et de s´accompagner lui-même dans des soleares avec la percussion attentive des "nudillos" (os de la main) de sa mère la Perrata. Nous voyons aussi Paco de Lucia jouant sa fameuse rondeña "Doblan Campanas" du disque El duende (1972) qu´il finit ici par la dernière variation de sa première rondeña enregistrée dans le disque La Fabulosa Guitarra (1967) et ajoute de façon révélatrice (une preuve de plus du processus de maturité qui précède ses enregistrements) plusieurs références de la rondeña "Cueva del Gato" qu´il enregistrera quatre ou cinq ans plus tard dans Almoraima (1976).
Les derniers morceaux choisis offrent le touché du guitariste "officiel" d´Hispavox, Felix Garcia Vizcaino "Felix d´Utrera" (Canaries, 1929) dans des tientos à la façon de Ricardo, une visite à l´atelier des luthiers Hermanos Conde (les frères Conde) avec comme fond sonore un zorongo joué par Ricardo Modrego, Manuel Morao dans une sublime seguiriya, Manuel Antilla León "Manolo Sevillano" (Marchena, 1910, Madrid, 1988) qui accompagne le chant "por peteneras" du frère de Rafael Farina Calderas de Salamanque, le chant et la danse de Juan Cantero et Matilde España dans des tangos d´Extrémadure.
La série ne pouvait finir d´une meilleure manière que par un hommage à Agustin Castellon Campos "Sabicas" (Pampelune, 1912, New York, 18 avril 1990), un des plus grands de la guitare flamenca, avec un reportage sur sa ville et sa rue natale s, son enterrement suivi par une foule en pleurs, une évocation faite par ses amies la Niña de la Puebla et Laura Toledo et son cousin Montoyita et plusieurs solos de l´un de ses derniers concerts publics avec des alegrias en La majeur rappelant la jota, "Thèmes du Peuple" qui sont en fait la chanson populaire "Los cuatros muleros" (Les quatre muletiers) avec des arrangements du virtuose Sabicas, le célèbre tango de M.Rodriguez "La Cumparsita" que le gitan de Pamplone enregistra en 1969 dans son disque Tres Guitarras tiene Sabicas (Sabicas a trois guitares) et une granaina d´une modernité surprenante.
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